LA VIE ET
SPIRITUALITÉ


         

Saint FRÉRE ALBERT — Adam Chmielowski — est ne le 20 aout 1845 a Igo³omia pres de Cracovie. En etant etudiant ii adhere a Tinsurrection de janvier 1863 an, ou ii a perdu la jambe gauche. II finit des etudes de peinture aux Beaux-Arts de Munich. Apres son retour en Pologne ii se lie avec les Tiers Ordre de Saint Frangois d'Assise.
En etant conduit par Famour heroi±ue du Dieu et des prochains ii sacrifie s± vie pour le service des hommes sans logis, les pauvres et abandonnes. Pour eux ii or-ganise les asiles afin qinl puisse creer leurs des conditions convenables de vi-e, sauver leux dignite humaine et aider se reconcilier avec Dieu.
En 1887 par le consentement du Cardinal Albin Dunajewski Adam Chmielo-wski endosse le froc gris et ii prend le nom de Frere Albert. Un an apres ii fait les voeux religieux en donnant naissance a la Congregation nouvelle. Les Congrega-tions fondees ii base sur le principe origi-naire de Saint Frangois d'Assise.
Frere Albert meurt le jour de Noel, le 25 decembre 1916 a Cracovie a Fopinion de la saintete. La canonisation de Frere Albert s'est passee le 12 novembre a Rome. Les reli±ues de Saint se trouvent a Feglise „Ecce Homo" a Cracovie, rue 10 Woronicza.

    
W¶ród powstañców

 

    
W gronie rodzeñstwa. Od lewej: Adam, Stanis³aw,
Marian, Jadwiga.


Extrait de l’homélie du Cardinal Karol Wojtyla du 23 novembre 1966, prononcée à l’occasion du 50 ème anniversaire de la mort de saint Albert Chmielowsky, le 23 novembre 1966.

Le Frère Albert, Adam Chmielowsky, avait une nature très riche, une nature universelle. Il s’annonçait comme un excellent peintre, il était apprécié par tous les maîtres du pinceau, qui demeureront pour toujours dans la mémoire de notre nation comme des représentants du Grand Art. Sa nature fut d'autant plus riche qu'il ne se ménageait pas. La preuve? Nous savons, que comme jeune homme, à l'âge de 20 ans à peine, en 1863, il prit part à l'insurrection de janvier et il y risqua sa vie, pour l'amour de sa Patrie. L'amour de la Patrie le stigmatisa pour toujours: il y avait perdu une jambe, et fut handicapé pour le reste de sa vie – à la place de sa jambe il portait une prothèse.
Ce qui nous frappe plus encore que la richesse de sa nature, c'est l'abondance de la grâce. La grâce de Dieu, c'est Dieu Lui-même qui se donne à l'homme, qui s'introduit pour ainsi dire dans son âme. Plus Dieu se donne à l'âme, plus Il s’y introduit par l’intermédiaire des dons du Saint-Esprit, plus cette âme se prosterne devant Lui. C’est ainsi que l’âme d’Adam Chmielowsky se prosterna, face à l’inexprimable majesté de Dieu, face à Sa Sainteté et à Son Amour.
Mais Diei agit d’une manière étrange dans l'histoire de l'homme. Le faisant s'agenouiller devant Lui-même, Il l'oblige aussi à se mettre à genoux devant ses frères, son prochain. C'est ce qui est arrivé dans la vie du Frère Albert: agenouillé devant la majesté de Dieu il s'est mis à genoux devant la majesté de l'homme le plus pauvre, le plus dépourvu, devant la majesté du dernier misérable.
Peut-être cette comparaison est-elle incompréhensible à notre époque, puisqu'on n'est pas confronté à des situations aussi graves, à des misères aussi dramatiques, à des humiliations de l'homme aussi manifestes. Mais, aujourd'hui, il y a encore des situations qui sont apparemment moins choquantes, et qui, pourtant, sont aussi dramatiques qu'autrefois. Il y a beaucoup de besoins humains, beaucoup d'appels à la miséricorde – parfois très discrets - qui ne se font pas entendre. Combien y a-t-il encore de gens malades et abandonnés dans leur maladie, qui sont sans aucune assistance ? Combien de personnes âgées qui meurent de faim et qui souffrent de la solitude, du fait que personne ne se souvient d'elles ? Combien de jeunes en difficulté qui ne trouvent pas d'appui moral dans le monde d'aujourd'hui ?
La miséricorde et le christianisme sont des éléments de grande importance à notre époque. S'il n'y avait pas de miséricorde, il n'y aurait pas de christianisme: l'un n'existe pas sans l'autre. Pour le service de la miséricorde, les moyens matériels ne sont pas les plus importants: les maisons, les établissements et les hôpitaux ne sont pas des éléments d'une importance primordiale, même s'ils constituent des moyens utiles. Le plus important est l'homme lui-même: il faut savoir témoigner avec son humanité, par sa propre présence. Le Frère Albert est pour nous tous un exemple incomparable et unique. Il n'avait presque pas de moyens, il n'avait à sa disposition aucun bien matériel, aucune institution, mais il a décidé de se donner totalement. Pour cela, Dieu lui a accordé la force de se prosterner devant l'homme le plus indigent, afin de se donner totalement lui-même. Et le Frère Albert s'est donné jusqu'à la fin de sa vie, de toutes ses forces. C'était l'expression de sa foi et de son amour. Cette expression est pour nous inestimable, elle est aussi très précieuse aux yeux de Dieu. Il faut que notre humanité se tourne de nouveau vers l'homme, vers ses besoins, ses misères et ses souffrances; il faut que, de nouveau, elle soit prête à témoigner, et à témoigner totalement par elle-même, avec souvent les mains vides, mais toujours avec un cœur plein d’amour; un tel don a davantage de signification que la possession de moyens importants, que d'avoir les mains pleines. «Il n'y a rien de plus grand que l'amour».

    
Portret kanonizacyjny
Dom Generalny
Zgromadzenia Sióstr Albertynek

ul. Woronicza 10
31-409 KRAKÓW
POLOGNE

Matka Adama Józefa z Borzys³awskich Chmielowska
Wojciech Chmielowski - ojciec Adama Chmielowskiego
Ada¶ z braciszkiem Stanis³awem i z babci± Borzys³awsk±
Student (ok. 1865 r.)

Student
Malarz

Aposto³ Podola (1882-84)
Brat Albert - fotografia do legitymacji z 1915 r.